Syphilis : un nouveau risque d'épidémie ?

La bactérie de la syphilis, Treponema pallidum
La rupture de stock du principal traitement pourrait avoir des effets désastreux alors que le nombre de cas de cette MST progresse en France.

L'alerte émane du TRT-5, un groupe interassociatif créé en 1992 et qui est actuellement composé de huit associations de lutte contre le sida* (le sigle TRT signifiant "traitements et recherche thérapeutique"). Mais cette fois, il n'intervient pas sur les problématiques liées au traitement de l'infection à VIH et à la recherche menée dans ce domaine. Il s'inquiète des conséquences de l'arrêt de commercialisation d'Extencilline® par le laboratoire Sanofi-Aventis, un traitement simple d'accès, bien toléré et d'administration indolore prescrit contre la syphilis et aussi en prévention des rechutes du rhumatisme articulaire aigu.
"Alors que l'Institut national de veille sanitaire note une recrudescence des cas de syphilis en France depuis le début des années 2000, les personnes pouvaient jusqu'ici disposer d'un traitement par administration d'Extencilline®, un antibiotique produit par Sanofi", précise ce groupe dans un communiqué adressé mardi à la presse. Ce produit était très efficace, accessible en pharmacie de ville et son injection par voie intramusculaire pouvait être réalisée par un médecin de ville. Qui plus est, il était possible d'y ajouter un produit anesthésiant, pour limiter la douleur.
Des conséquences potentiellement graves
Malheureusement, le laboratoire français a annoncé l'arrêt de la commercialisation de ce produit en septembre 2013, en raison d'une série de difficultés rencontrées au niveau de sa chaîne de production ayant entraîné des risques de ruptures de stock. Pour assurer la continuité dans le soin, l'Agence nationale de sécurité du médicament avait alors recommandé aux professionnels de santé d'orienter leurs patients vers le milieu hospitalier pour qu'ils soient traités par un autre antibiotique contenant le même principe actif (Sigmacillina®), produit cette fois par un laboratoire italien.
Lepoint

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire