Le coeur des femmes à l'étude

Même en cas de facteurs de risques avérés, les maladies cardiovasculaires sont moins bien dépistées chez les femmes
Une femme sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire (contre une sur vingt-six d'un cancer du sein). Dans les pays industrialisés, et dans le reste le monde, c'est désormais la première cause de mortalité après 55 ans. Ces affections touchent des femmes de plus en plus jeunes, avec 10 % de taux de mortalité chez les 25-44 ans. Et c'est parce que les femmes ne sont pas "des hommes comme les autres" que la Fondation Cœur des femmes présentera au palais de l'Institut de France, mardi, au lendemain de la journée mondiale du cœur, un conseil scientifique innovant mobilisé sur la recherche des maladies cardiovasculaires féminines. Derrière cette manifestation on trouve une femme, Danièle Hermann, opérée par deux fois à cœur ouvert, ce qui l'a incitée à s'investir dans ce domaine.
"Jusqu'à présent, la vaste majorité des recherches dans le domaine cardio-vasculaire ont été effectuées sur le plan expérimental chez des animaux mâles, et sur le plan clinique sur des hommes", peut-on lire dans le dossier de presse. Ensuite, leurs résultats ont été appliqués aux femmes sans tenir compte de leurs spécificités biologiques et sociales. Selon ce document, il y a "urgence à prendre en compte le cœur de la femme dans toute sa singularité et dans sa globalité, car les cellules du cœur, comme celles du corps dans lequel il bat, sont différentes pour la femme et l'homme avec leurs 60 000 milliards de cellules ayant des chromosomes sexuels différents, XX pour une femme, XY pour un homme".
Dosage trop faible
En d'autres termes, les médecins doivent s'intéresser aux spécificités féminines, tant dans le diagnostic que dans le traitement et dans la prise en charge en général des maladies cardiovasculaires des femmes.
lepoint

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