Trois questions sur la greffe de l'utérus

Trois questions sur la greffe de l'utérus
"Fantastique", "grandiose""extraordinaire" : la communauté scientifique n'a pas de mot assez fort pour saluer la naissance qui a suivi la transplantation d'un utérus en Suède. Cette première mondiale a été révélée par la revue médicale The Lancet (PDF en anglais), samedi 4 octobre. La mère, une Suédoise de 36 ans, est née sans utérus. Après une greffe, elle a accouché à trente et une semaines d'un petit garçon de 1,775 kg. D'autres greffes d'utérus ont été effectuées, notamment en Turquie et en Arabie saoudite, mais aucune n'avait abouti jusqu'ici à la naissance d'un enfant.
Cette transplantation est donc porteuse d'espoir pour de nombreuses femmes. En France, deux équipes médicales travaillent sur le sujet. "Cette greffe nous prouve que notre objectif est réalisable", explique à francetv info le docteur Pascal Piver, responsable du centre d'assistance médicale à la procréation du CHU de Limoges. Mais les autorisations sont en cours et "les délais sont longs", prévient-il. Francetv info revient sur les questions qui se posent après cette première mondiale.

1 Qui pourra bénéficier d'une transplantation d'utérus ?

Les femmes nées sans utérus ou dont l'utérus est détérioré… Environ une femme sur 4 000 ou 5 000 dans le monde naît sans utérus, selon Yves Ville, chef du service obstétrique de l'hôpital Necker, à Paris, interrogé par Ouest France.Ces femmes, atteintes de maladies génétiques, pourraient être candidates à une greffe d'utérus. Le professeur René Frydman, père scientifique du premier bébé éprouvette français, estime, au micro de France Info, qu'une centaine de femmes pourraient être demandeuses en France.
francetv info

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