
Autoriser les homosexuels à
donner leur sang permettrait de sauver des vies, selon une nouvelle
étude scientifique américaine. En récoltant plus de 291,145 litres de
sang supplémentaires par an, plus d'un million de patients pourraient
être épargnés.
Les chercheurs de l'Université de Californie ont analysé les
données récoltées en 2008, 2010 et 2012 par la « General Social Survey »
(un sondage réalisé par le gouvernement américain) et celles de la
Croix-Rouge américaine pour estimer le manque à gagner de la restriction
du don de sang aux hétérosexuels.Les résultats de l'étude révèlent que lever cette interdiction permettrait de récupérer 291,145 litres de sang par an et pourrait sauver plus de 1 million de vies chaque année.
«La Croix-Rouge américaine suggère qu'un seul don peut sauver 3 personnes » explique Ayako Miyashita, chercheuse au William Institute de l'université de Californie, co-auteur de l'étude. « Nos estimations ont quantifié le nombre de vie sauvées à 1.8 millions». Depuis l'apparition en 1983 du sida, la Food and Drug Administration (FDA, l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) a interdit le don de sang aux homosexuels.
Le don du sang en France
En France, les hommes ayant des relations sexuelles
avec des hommes (HSH) ne peuvent pas donner leur sang. Cette mesure,
considérée par beaucoup comme discriminatoire, est au cœur de débats
publics depuis longtemps. Mais, les conclusions de la Cour de justice de
l'Union européenne sur l'affaire Geoffrey Léger publiées en juillet
2014 vont peut-être permettre de faire évoluer la situation. En 2009,
cet homosexuel a attaqué l'Etablissement Français du Sang (EFS), car il
s'est vu refusé l'accès au don du sang par le médecin, en raison de sa
sexualité.
Or, «l'homosexualité d'un homme ne constitue pas un
comportement sexuel à risques qui justifierait l'exclusion du don du
sang », a déclaré l'avocat général de la Cour de justice de l'Union
Européenne à la suite du jugement en 2014.«Dans le cas d'un donneur hétérosexuel, le questionnaire s'attache à identifier les comportements à risque.
Topsante
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